Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord



4 juillet 2014

Attention aux cargos, mais aussi aux marinas...

Attention aux cargos, mais aussi aux marinas...

Lundi matin, je me suis réveillé bien avant le soleil. Un peu de rangement. Un bon déjeuner, café. J'envoie quelques messages. Et j'étais prêt très tôt pour mon approche à la marina. J'ai pris la première du bord, celle juste en face de moi, pour une journée ou deux. Les gens sont vraiment sympathiques. Je me range à côté d'un voilier de plus de cent pieds. Je vais tout de suite dans le bureau de quelqu'un qui travaille sur place. Il est courtier de voilier. On discute, il veut savoir sur mon périple, comment le voyage s'est-il passé? Il me livre toute l'information pour faire mon entrée dans le pays, c'est facile! ll y a trois bureaux. L'immigration, la capitainerie du port et la douane. L'ordre, je le saurai sur place, ils vont me le dire. Tout se passe bien, surtout que l'immigration...

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30 juin 2014

La nuit au Cap Blanc

La nuit au Cap Blanc

J'avançais d'un pas certain vers notre prochain havre de paix. Vent pratiquement de travers, nous filions plus de 6 noeuds, je les voyais filer ces miles un après l'autre. Le soleil se couchait tranquillement sur l'horizon à l'ouest, tandis que je voyais le Capo Blanco s'approcher de notre position. Je tenais à garder 10 miles de distance entre nous. Je crois beaucoup en la loi physique disant que tout corps s'attire, alors j'essaie de rester loin des cailloux. La noirceur fut. Les étoiles apparurent l'une après les autres. Wow, après ce beau coucher de soleil, ce firmament venait confirmer les apparences. Alors, je m'installe tranquillement dans le cockpit pour dormir paisiblement avec cette toile de fond. Je réfléchis comme j'ai l'habitude. Le ciel semble m'offrir une nuit de repos st...

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27 juin 2014

Toute une semaine épuisante... Mais j'ai eu mes trois heures...

Toute une semaine épuisante... Mais j'ai eu mes trois heures...

Le départ du lexique s'était bien amorcé. Mais je ne suis pas totalement sorti de la zone où on ne sait pas trop ce qui se trame à l'horizon. Et aucune prédiction météo ne peut être bonne.

Je croyais que les coups de vent de survenaient que la nuit... J'aurai eu mes coups de vent le soir aussi. Avant que le soleil ne se couche, lundi soir, j'ai vu la bande de nuages s'envenir. Comme les autres. Prises de ris successives, je me fais mouiller comme il faut. La nuit tombe pendant ce temps. Le ciel semble sombre encore à l'horizon, je ne vois rien. Pratiquement pas d'éclairs. Le vent semble s'être calmé, j'ose envoyer de la toile... Je ne devais pas attendre 15 minutes, le vent rentre de plus belle, prises de ris, enroule le génois... ouf... Il fait chaud, mais je suis mouillé je ren...

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23 juin 2014

Sortie du Mexique

Sortie du Mexique

Une fois les papiers finaliser au bureau de la marina, l'administrateur et moi allions au bureau de la capitainerie du Port de Chiapas. Le capitaine était en réunion avec les pêcheurs locaux... Nous avons dû l'attendre. Il ne manquait plus que sa signature sur mes documents de sortie officielle du port et du pays. La journée avançait à grands pas. Je croyais partir tôt en matinée, mais j'étais passé à côté. Mais si nous réussissions à me faire sortir avant la fin de semaine, c'était déjà très bien! Alors, patience mon jeune! C'était plutôt le monsieur de la marina qui semblait s'impatienter, mais j'en profitais pour en retirer quelques leçons d'histoire du Mexique. Ce monsieur a du sang de français! Je trouvais qu'il avait la peau blanche aussi. Il est très cultivé alors, nous avons bie...

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20 juin 2014

J'avais oublié

J'avais oublié

J'ai pris une dorade sur la route dimanche! J'avançais tranquillement. Je me suis toujours souvenu de mon professeur de pêche en Afrique du Sud. La pêche n'est bonne qu'aux levers et couchers de soleil. Pourquoi pêcherais-je en plein jour... Mais je voyais bien des bateaux de pêcheurs qui faisait leur run de lait. Ils pêchaient à la traîne. Je me suis dit, pas plus fou qu'un autre J'ai mis mes lignes à l'eau, j'vais toujours ben voir qu'est-ce que ça dit!

Je tirais de temps en temps sur les lignes pour vérifier. Un moment donné j'en enlève une pour pouvoir jouer avec le génois. Et... quelques heures après, il y avait quelque chose sur le ligne de bâbord! Oh! ça l'air gros! Une superbe dorade... Ben trop gros pour moi. Elle faisait environ 36 pouces. Je l'ai ramené tranquillement,...

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17 juin 2014

Départ rapide d'Acapulco

Départ rapide d'Acapulco

Aussi tôt arrivé, aussi tôt reparti! J'espère revenir un jour, on verra. La ville semblait sympathique, les gens aussi. Les rues remplies de ces taxis coccinelle blanc et bleu! De toute beauté. Des vieilles voitures des années 80, retapées à moitié, encore sur le poté... Les gens semblent heureux, j'avoue que mon accompagnateur semble connu, tout le monde le salue en passant. 15 minutes et le tour était joué. Probablement plus rapide que si la marina avait été ouverte. Mon accompagnateur m'a fait mettre mon bateau sur un corps mort et il m'a amené à terre avec son youyou en bois, sa rame en bois toute croche...

Acapulco est situé dans une grande baie. Une baie presque fermée avec accès assez étroit. Drôle d'atmosphère en tout cas, d'un côté, la ville est faite dans les collines q...

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13 juin 2014

Départ de Puerto Sao Vicente

Départ de Puerto Sao Vicente

Ravitaillement effectué, le minimum pour faire la route. J'étudie les fichiers météo régulièrement afin de connaitre l'heure de mon départ. Mardi, la météo annonçait que la dépression faisait son chemin et que vendredi les vents allaient tourner. Le départ était donc possible jeudi soir. Les pêcheurs me disent que la nuit, les vents sont plus faibles que le jour. Ils pêchent d'ailleurs seulement la nuit, c'est plus sécuritaire. Le jour, les coups de vent sont plus propices. C'est la saison des ouragans pour eux aussi. Ils vont pêcher moins loin en mer, ils restent près de leur havre. Si le temps de gâtent, ils peuvent se mettre à l'abri plus vite.

Je me suis me ravitailler mardi avec un pêcheur qui possède un camion. Il fallait aller en ville, plus de 50km. Nous en avions convenu...

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10 juin 2014

Toute une leçon de navigation

Toute une leçon de navigation

Vendredi le vent était de mon bord. Il me poussait. Pour le peu qu'il y avait. Donc un peu de spi, un peu de moteur, un peu les voiles en ciseau... J'avançais tant bien que mal. Je calculais que je devais faire attention à mon carburant si je voulais me rendre à Acapulco. Maïs le vent n'était pas si fort, alors faut que j'avance. Finalement, la météo m'annonçait du vent contraire pour finir la route durant la fin de semaine. Ce n'est pas 10 noeuds de vent qui va me fera rebrousser chemin...

Mais en fait, il n'y avait pas 10 noeuds. Donc, je devais motoriser par endroits pour avancer. Et le gros du problème provenait de la mer. Et même au moteur, le travail était laborieux, parfois impossible. Mais pourquoi un vent d'apparence faible pouvait-il m'empêcher de progresser. Parce qu'e...

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6 juin 2014

Départ de Puerto Vallarta


Lundi vers 14h, je devais aller porter mon huile au centre de récupération de la marina juste avant de prendre la mer. Un sandwich à la crème glacée fit la joie de mon palais. Quelle joie éphémère! Je transpirais tellement, je me demande si cette joie momentanée valait la peine, ensuite la soif était assurée. Et je prenais le large avec un vent de provenance d'ouest, 10 noeuds environ. Juste assez pour lever une mer difficile à travailler au travers. Je devais pointer quelques degrés plus au sud afin de ne pas la prendre directement de front, Loréline s'en tirait mieux de cette façon et le pilote aussi d'ailleurs. La progressi...

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3 juin 2014

Je m'en tire bien

Je m'en tire bien

Forcé de rentrer au Mexique, l'ouragan Amanda m'a fait rebrousser chemin. Je croyais être capable de rejoindre Manzanillo. Mais j'étais déjà très fatigué lorsque j'ai commencé à recevoir le vent et la mer de l'ouragan. Au début j'ai simplement continué ma course vers le large afin de tirer un dernier pour rentrer à terre à Manzanillo. Mais après quelques heures, je devais dormir. La mer d'un ouragan est terriblement confuse. Loréline taillait sa route, avec trois ris et la moitié du génois. Pendant que le pont se fait laver à chaque vague, la coque cogne dur dans l'eau. Il n'y a aucun confort à bord. J'essaie de me trouver une méthode pour dormir, rien à faire. J'essaie d'imaginer ce moment qui va durer pour les 24 prochaines heures. Et ça risque de devenir pire. Je suis complètement ép...

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Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales
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Imprimé le : 12 décembre 2018