Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

4 août 2014

Dernier départ avant chez nous

Salutations des copains rencontrés et départ de Shelter Bay marina le jeudi 17 juillet vers 8h30. J'utilise le moteur pour rejoindre les environs de Cartagène en Colombie. J'ai de la chance d'être dans le contre-courant de la mer des Caraibes qui m'aide à faire ces 220 miles en deux jours.

Samedi matin vers 8h, cap au nord. La décision est prise un peu avant que je ne l'aie espéré. Mais souvent je ne choisis pas, je suis le courant et les vents. Le vent me tourne directement à contre. La mer devient impraticable dans ce sens. Pas le choix, c'était mon dernier mile vers l'est pour le moment.
La mer se gonfle lentement mais sûrement dès que je commence à faire du nord. Elle atteindra trois à quatre mètres la même journée. Mais j'avance bien. Loréline se paye la traite, je vois des 5.3 noeuds passés régulièrement sur le loch. Avec des pointent atteignant 6.1.

Les nuits sont difficiles. Car ici, on fait du saute-mouton à travers les vagues de toutes les dimensions. La mer s'amuse à arroser l'équipage qui n'en finit plus de boire de l'eau de mer. Il n'y a pas d'endroit sec dans le cockpit. Impossible de dormir dehors, d'ailleurs une vague qui m'arrose même en dessous de la cabine me fait entrer à l'intérieur. Je dors sur le plancher la nuit de samedi à dimanche. Je dois être alerte, le vent atteint près de 30 noeuds.

Dimanche matin nous avons fait 125 miles nautiques en 24heures. La mer se calme en après midi, 2 mètres. Il y a des dauphins qui s'amusent, mais surtout des touts petits poissons volants. Je n'en avais jamais vu des aussi petits. Nous serons quittes pour un beau coucher de soleil, les étoiles, ça faisait longtemps. Le ciel est vraiment beau. Mais la mer toujours aussi vivante, je dois me résigner à m'habiller avec mon complet de tempête qui prendra l'eau à ma place afin que je dorme à l'extérieur. Si l'on peut appeler ça dormir bien sûr.

Lundi matin, un autre 123 miles au compteur. Una autre journée comme les autres, on fait du rodéo juste en masse. Mais Loréline taille sa route sans trop se faire ralentir. Si on peut appeler ça tailler sa route, car en fait, elle est un vrai bouchon. Une petite vague la soulève et la pousse, alors dans la grosse mer comme ici, parfois elle ne touche plus à terre. Ça cogne très dur d'ailleurs. Au grand galop dans cette mer, elle s'amuse parfois à 5.8 noeuds. Je ne sais pas quelle mouche l'a piqué, je ne 'avais jamais vu comme ça au près auparavant.

Il y a du courant qui va vers l'ouest. Ajouter à ça la dérive due au vent dans les voiles, notre cap n'est pas celui espéré. Je ne suis pas sûr de rejoindre la Jamaïque. J'aime mieux entrevoir toutes les possibilités que d'être trop optimiste, j'appellerais ça, réaliste. Et ensuite, on fait notre possible. Il y a des bancs avec des cailloux sur notre route. On se croise les doigts pour passer à l'est, sinon, je perdrai beaucoup d'eau à naviguer par la suite. Mais rien n'indique la possibilité de passer à l'est. Notre cap changera durant la journée de lundi. L'espoir du passage à l'est prend forme.
Mon hublot avant prend l'eau comme une passoire. Le joint d'étanchéité est mort. C'est lui qui reçoit toutes les vagues. Le plus en demande.

Durant la soirée, le vent change légèrement et l'espoir de passer à l'est des bancs s'envole. Jusqu'à ce que j'assume que je suis à voile. Je tirerai un bord lorsque je me considère assez proche des cailloux et que je dois prendre un autre cap de toute façon à un moment donné. Il est 2h30 mardi matin. Effectivement, les nuits sont courtes. Mais, il y a une priorité. L'embarcation. Mon virement de bord me permet de faire un cap convenable, 145 degrés environ. Je fais donc un peu d'est et je pourrai donc effectuer autre virement de bord pour rejoindre la côte tout en passant à l'est des bancs.
Malheureusement, durant la journée de mardi, le vent change légèrement. Et durant la soirée, je me vois m'en aller dans les bancs tranquillement. J'attends d'être plus proche pour virer de bord au cas où le vent changerait encore.

Nuit de mardi, soirée je me couche sur du Pink Floyd, je me rappelle nos soirées entre chums du secondaire... je me trouve tellement rendu loin dans mes réflexions sociales, 40 000 lieux dans ma tête... je ne sais pas comment je ferai pour résumer tout ça en quelques heures, plus de vingt ans de réflexions sur notre monde.
Je me sens sur le chemin du retour, et il me semble ne pas avoir réussi encore à faire le point dans ma tête...

Je vire de bord vers 2h30. Nuit assez brève qui ressemble aux autres.
Vers 16h, il est temps de tirer un autre bord, ici, je claire les récifs en masse. Cap au nord. J'avance bien, toujours moyenne de 5 noeuds.

Nuit de mercredi, 2e soirée de Pink Floyd, le ciel se dégage comme d'habitude dans les parages, superbe coucher de soleil aussi. Vers 3h, je suis près de la côte, je tire un bord vers le large, je veux tenter de dormir un peu.
Au matin de jeudi, j'essaie voir si le moteur me fera mieux progresser. Je triche un peu, cap vers 600. Avec la dérive, total 300. Bon je vais faire avec. Le vent m'empêche d'y faire face.

En après-midi, je me rends compte que je n'aurai pas la vie plus facile en me rapprochant de la côte qui est exposée au vent. La mer se gonfle, le vent devient plus violent. J'envoie de la toile, cap vers 1400. Je suis rapidement surpris, en m'éloignant de la côte, le vent tourne rapidement en ma faveur, il refuse. Je fais cap vers 1200 rapidement. C'est payant. Je garde ce cap toute la journée, parfois le cap se rapproche de 1000. La mer est grosse par contre, je me fais arroser en masse. On fait du rodéo. Je vois 4m de vague passé parfois. La mer devient croisée un moment donner. Je crois qu'il doit y avoir la mer du Nord qui nous arrive aussi en même temps que la mer de l'est. On se fait éclabousser. Loréline se fait brasser les fesses. On garde une bonne vitesse malgré tout.

Je me lave les cheveux à la chaudière, je suis prudent, la chaudière est difficile à manipuler, la mer est trop folle, j'ai pris l'habitude de me laver juste à la débarbouillette, presque quotidiennement nuit du jeudi 24 juillet, on monte vers le nord, virement de bord vers 18h, la mer est forte au début, j'installe ma toile pour essayer d'être au sec, mais ce n'est pas au point j'ai besoin d'ancrage à des places spécifiques, je me fais mouillé alors, nuit étoilée, mais la toile m'empêche de bien en profiter, je me couche toujours avec un peu de musique avant de m'endormir. J'essaie de me détendre l'esprit et lorsqu'une vague balaie le pont, j'espère ne pas la recevoir. Une fois sur deux je suis quitte.

Vendredi 25 juillet, j'installe las ancrages pour me faire un abris en dessous de ma cabine, je me demande bien où la toile peut être... vu qu'il n'y avait plus de vent après l'île, j'ai essayé d'éviter le courant qui devrait venir du nord, en me rapprochant d'Haïti tranquillement, ça fonctionne bien, j'ai même son contre coutent dans le postérieur.
Samedi 26 juillet, j'installe ma toile trouvée en faisant du ménage, j'ai fouillé en dessous de mon lit avant pour la nourriture et la toile y était, elle faisait juste à sa place, un coup de ciseau, quelques cordelettes, il reste du travail.

Je longe le Cap au Foux, d'un peu loin, 10 miles, trop loin, je sais qu'un jour avec l'expérience je me rapprocherai du cap pour mieux me cacher du vent, et plus longtemps, ensuite, je pars lorsque la vague est trop méchante vers le nord, Cap vers Great Inagua. La mer est folle un peu, mais elle se prend quand même bien la progression est surprenante, je n'ai pas arrêté d'avoir du courant pour moi, la toile fait bien, il faut plus chaud aussi nous y serons demain matin dimanche 27 juillet, arrivée près de l'île, je longe la côte, je ne vois pas grand-chose, je perds un peu espoir de me ravitailler, je me fais à l'esprit de partir en mer comme ça.

J'approche du dernier point où il me semble y avoir un petit port, hop, j'y un mât qui dépasse, ça me donne confiance, je m'approche, je vois la passe, il y a de la place, pas beaucoup, mais je passe, j'ouvre le moteur, enroule le génois, en moins de 15 minutes je suis à l'intérieur, il y a une épave en plein milieu, je m'accoste sur le petit voilier, environ 26 pieds, j'ai toute la misère du monde, mais j'y arrive.

Tout de suite le maître de port vient me voir, c'est une rasta féminine, elle me salue paisiblement. Je lui explique la situation, je veux juste 96 $ de fuel et puis je repars si possible. Elle dit à un homme proche, qu'on lui donne son fuel pour qu'il reparte, ça pas d'Allure lui faire payer 300$ pour les papiers administratifs... elle n'est pas l'autorité portuaire... mais...

Je discute avec eux et leur explique l'essence de ma démarche, j'ai des semences d'arbres avec moi, elle en veut quelques-unes, je lui en donne trois... elle me remercie infiniment et me dit qu'elle se souviendra de moi, moi, j'espère au fond de moi que les semences donneront quelque chose. Mais sinon, ce geste restera graver à tout jamais, comme si enfin, un blanc redonne de la vie à une communauté noire amenée ici sous forme d'esclavage afin de produire du sel. C'est la seule ressource produite ici. Nous avons aboli le terme esclavage bien sûr, mais dans les faits sur le terrain, qu'en est-il...
Alors, mes frères d'origines africaines s'organisent pour que j'aie le pétrole que mes moyens m'offrent pour 7,50$ du gallon, je n'ai donc pas grand-chose. Ensuite, en épargnant les détails, ils me suggèrent que je suis mieux de partir tout de suite. Je pars donc sur-le-champ. Je ne me sens pas nécessairement bien à l'intérieur de moi-même.
La journée se passe bien, un peu de vent nous pousse bien. ON croise un cargo en soirée. Nous sommes sur une route assez fréquentée. Belle soirée, mer tranquille,, je ne me fais pas arroser. Malgré que j'ai eu le temps de me faire un abri anti retour de vague en dessous de mon cabinage en fibre. Il n'est pas tout à fait efficace, mais c'est prototype temporaire que j'améliorerai un de ces jours. Je ne croyais pas travailler sur mon voilier tout au long de mes navigations comme cela... Merci mon François, je me rappellerai toujours de ta phrase dîtes un de ces jours dans ton atelier... on va bien en rire... Clin d'oeil, on s'en reparle! Si elle vous intrigue, elle se retrouve sur mon vidéo.
Lundi 28 juillet, on avance tranquillement vers le début de notre dernier droit, l'atlantique est devant nous à 20 miles à peu près. Nous passons entre petite Antigua et un récif qui se situe à 30 miles environ. Je vérifie souvent l'horizon et je change mes points GPS pour éviter collisions avec un caillou. Je me lève la tête, regarde par le hublot, ben voyons dont, ça ne peut pas être le récif d'aussi proche... Je me vérifie pour être sûr. Et oui le caillou est à 30 miles, impossible de le voir d'ici. Je vais dehors pour voir mieux. C'était un cargo. Il y a comme un brouillard dû à la réflexion du soleil sur la mer, ce n'est pas un brouillard, mais ça rend l'image floue. Rapidement sa tour de pilotage pouvait ressembler à un phare. On peut facilement se tromper sur des données géographiques sans le faire exprès. L'île est difficile à voir, il n'y a aucune montagne et à peu près pas d'arbre, du moins je ne vois rien d'ici. À peine si j'ai vu l'île ce matin, était-ce un mirage. Je vérifie le sonar plusieurs fois, malgré que son alarme est en fonction depuis que je me suis approché de la Jamaïque.

On rentre dans l'océan Atlantique de peine et misère, l'île qui est 5 miles de nous, nous coupe le vent. Je persiste à voile malgré notre dérive incroyable vers le récif... on finit par passer assez loin quand même, mais je l'avais à l'oeil! Et après quelques heures de misère, nous voilà dans l'océan... le vent reprend sa force, aussi faible est-elle... à peine 10 noeuds, on file tout de même parfois 5 noeuds... la mer est douce, à peine un mètre vient glisser sur la coque, parfois elle cogne un peu, à peine, assis sur mon banc de bois sur le balcon arrière, je reçois des éclaboussures, j'essaie d'éviter avec les mains... Je sais bien, la mer me taquine. Je sais qu'elle est là, on commence à être copain.

Nous sommes auprès du vent jusqu'à mardi matin. On fait tout de même 100 miles en 24h.

Mardi, j'abats un peu. En faisant une erreur de cap sans faire exprès. Je changerai de cap quelques heures plus tard. Premier coup de vent vers midi. Je suis à l'extérieur et la lumière diminue. Je vois le nuage s'approcher tranquillement. Je cours sur le pont, prise de deux ris et quelques tours de génois. Et j'enlève tout ce qui traîne dans le cockpit. J'ai un peu exagérer, mais ça faisait longtemps que j'avais vu un nuage noir... hi! hi! hi! Une demie-heure et le tour est joué. Une douche en passant.
Le ciel se dégage pour la soirée. Superbe navigation, comme régulièrement, je me couche avec de la petite musique relaxante.

Mercredi 30 juillet, comme depuis mon arrivée sur l'atlantique, à peu près pas de mer, on file vive allure durant la matinée. Il fait chaud en après-midi, le vent tombe tranquillement. Un gros nuage d'orage fonce droit sur nous, coup de vent solide. Je prends une autre douche, le corps aime ça. Juste après, pétole. C'est la fin de journée, Loréline fait quelques ronds sur elle-même. Le vent reprend avec l'arrivée d'un autre nuage, éphémère. Mais le vent reprendra pour la nuit. Une autre soirée étoilée, vent régulier, je dors bien.

Jeudi 31 juillet, le vent souffle pas mal, prise de ris. La mer est forte, parfois deux mètres, on se fait éclabousser. Des gros nuages ascendants dans le ciel, mais le vent semble plus régulier. La journée se poursuit, je largue des ris, je les reprends. Le vent me nargue pendant trente minutes, notre vitesse diminue à 2.7 noeuds. Il me taquinait, il reprend de plus belle. Prise de ris, on se fait rincer juste en masse! De la belle navigation quoi! Les nuages sont en grands nombres. Nous ferons 119 miles cette journée-là.

Vendredi 1er août, on regarde tranquillement un cyclone se préparer au sud de notre position. Si les prédictions sont bonnes, il viendra directement sur notre chemin. Vais-je passer au nord ou à son sud... Tout va dépendre des prochains jours, de sa progression et de la mienne, attendons voir! Pendant que je me creuse la tête, nous filons des noeuds en ti-père, je vois 7 noeuds passer sur le loch. On file souvent 5.8. La mer est forte, on fait du galop à travers les vagues. Les gros nuages passent les uns après les autres, parfois on peut voir un arc-en-ciel, il commence sur la mer et se termine dans les cieux. Encore une journée payante, 135 miles au compteur. La lune grossit tranquillement, elle éclaire de plus en plus le ciel la nuit de son cartier léger. Pas de musique pour moi ce soir, j'ai réussi à mettre à plat mes batteries hier dans la nuit. Mon éolienne commence à s'en aller chez le diable. Je suis en restriction de dépense énergétique encore une fois.

En fin de journée, l'idée est de se faufiler vers les Bermudes. De cette façon, le cyclone devrait nous passer au nord. Et ensuite, je pourrais profiter de son vent pour remonter chez nous. T'ou dépend du développement du système. Ça prendra plusieurs jours avant de se concrétiser.

Dans la nuit de vendredi, je ne dors pas bien. Je dors dehors depuis très longtemps. Mais là, il commence à faire frisquet. Ma petite laine ne suffit plus. Je ne dors pas profond de la nuit.

Samedi matin, le ciel change d'apparence. Les derniers gros nuages semblent nous fuir vers l'ouest. Un ciel avec des petits cumulus prend place. Il y a en partout. Au cours de la journée, le ciel se dégage presque au complet. Nous entrons dans une zone de haute pression. Mon baromètre m'indique la même chose, il fonctionne encore un peu lui. Le vent diminue au fur et à mesure que la journée avance avec des soubresauts parfois, mais rien de sérieux. Le soleil devient vite très chaud. Je dors les heures dont j'avais besoin.

Le cyclone semble vouloir s'affaisser. Du moins, sa route change un peu et va plus vers le nord. Je devrais bien m'en tirer. Il reste 950 miles pour le canal de Canso ou 850 pour rejoindre Halifax. Va savoir où je vais arriver. J'ai bien hâte de voir où le vent m'emmènera.

Dimanche matin le 3 août, les prédictions changent d'avis tous les jours. Le revoilà ce cyclone, il pourrait prendre l'ampleur d'un ouragan. Sa route semble toujours se dévier plus vers le nord, mais je dois tout de mêm garder mon idée de filer vers les Bermudes pour ne pas prendre de chance. Le vent qui venait du nord-est commence à tourner plus à l'est durant la matinée. Et continue d'adonner vers midi, je fais route pratiquement vers les Bermudes. Le vent d'à peine 7 noeuds nous procure une vitesse de 3 noeuds environ. Mais c'est suffisant pour s'enlever du chemin de notre ami le cyclone. Je lave les plexiglas de loréline avec de l'eau presque chaque matin. Je pense que comme ça, j'aurai moins besoin de les polir régulièrement. Mais je vais chercher un moyen pour mieux les polir définitivement une fois à la maison.
J'avoue que l'envie de spi résonne à mon esprit. Mais je dois me tenir tranquille, sinon nous allons trop perde de cap, vaut mieux garder le gréement comme ça et aller moins vite.

Durant la journée le vent nous abandonne complètement. Je fais deux heures de moteur, faut que je m'en aille d'ici. J'envoie le spi après que le vent du sud nous soit parvenu. On fait de la belle vitesse. Au coucher du soleil, le vent forci légèrement, je ramène spi et envoies le génois. En haut de 5 noeuds sur l'eau avec spi, il faudrait un barreur. De toute façon, je vais dormir plus tranquille comme ça.

Maintenant, cap au nord des Bermudes. La tempête devrait nous passer au nord. Et j'espère profiter de son vent pour nous pousser en même temps qu'elle nous largue.
Il y a de ces nuits, où le temps nous semble infini, on aimerait bien ne pas dormir. Je ne sais pas ce qui se passe, il y a des étoiles filantes toutes les nuits et plusieurs à part de ça, de toutes les sortes, des petites,des moyennes, des longues. j'en ai même vu une tourbillonner. Et oui, c'est le mois d'août. C'est une belle période pour admirer ce phénomène Sortez vous le nez dehors, vous risquez d'en voir.



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Imprimé le : 22 novembre 2017