Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

14 mars 2014

J'aime les surprises !!

J'aime les surprises !!

Je n'en avais pas parlé. J'attendais de voir un peu la conclusion de cette aventure. Suite à la conclusion de ma grand-voile samedi dernier, je n'avais pas terminé toute l'inspection que je fais avant chaque départ en mer. Dimanche en fin d'après-midi, après m'être rempli la pense avec de nouvelles connaissances à la marina, je grimpais au mât. Je vérifie l'usure possible des diverses pièces du gréement en hauteur. J'essaie d'être le plus minutieux possible. Je regarde ce fameux axe qui m'a valu mon démâtage. Lui, je ne crois pas qu'il me lâchera d'ici la fin. Je regarde aussi les rivets de mon manchonnage, au cas où je verrais un espacement apparaître quelque part. Toutes les pièces en acier inoxydable passent un examen visuel. Elles sont toutes neuves, alors normalement l'examen visuel devrait suffire. Je grimpe jusqu'en haut du mât tranquillement, je regarde tout... Une fois en haut complètement, je fais le tour des connexions de l'antenne et de la lumière. Je fais le tour de toute la tête de mât... Deux fois... je regarde tranquillement... par en dessous des fois que je verrais d'autres choses sous un autre angle... Il y a des soudures de casser. Mon coeur manque s'arrêter... Je les vois à tribord, il y a deux craques. Je n'en crois pas mes yeux. Je me dis, ça pas d'allure. Je réussis même à me dire qu'elles ne sont pas importantes. Je refais le tour comme il faut et je reviens sur les craques. Ben oui, elles sont réelles... Elles sont vraiment fraîches, aucune rouille. Je descends du mât. J'essaie de me convaincre que ça devrait faire la route comme ça. J'y parviens... Mais cette idée de ne pas bien dormir me revient à l'esprit, je vais avoir ça sur la conscience toute la traversée. Trois mois de temps. Non, je ne peux pas vivre avec ça. Je dois absolument démâter et aller voir de plus près. Je dois enlever la tête de mât et vérifier plus en profondeur. Dimanche soir, je ne dors pas, je tourne dans mon lit. La seule chose qui me vient à l'esprit, c'est que je perds encore quelques jours.

Mais non, ce n'est pas du temps perdu, c'est du temps que je gagne. Je partirai un peu plus tard, mais au bout du compte je m'économise, car je partirai la tête tranquille. Je dois absolument démâter.

Lundi matin, je prends arrangement avec le responsable des travaux. Il me dit qu'ils ont une grue. Je l'avais vu en me levant. Il me confirme la possibilité de l'utiliser mercredi. Alors, je suis tout de même parti la tête reposer à Kyoto.

Mercredi matin je me suis levé avant le soleil afin de préparer le gréement pour que l'on puisse enlever le mât rapidement. Je commençais le travail vers 5h. Les gens de la marina étaient prêts vers 10h. De mon côté, j'ai eu le temps de prendre mon café en attendant qu'ils soient prêts. À l'intérieur de 4h, donc vers 14h, le mât a été enlevé et remis à sa place. Une fois la tête de mât extraite de son emplacement. Le mât cachait d'autres soudures de cassées. Mais tout était possible de réparer. Je l'ai donc apporté au soudeur de la marina. Il a fait le travail en 30 minutes. Durant que je limais l'aluminium légèrement. J'avoue que je courais un peu. Mais tout s'est bien déroulé. À 14h je retournais à mon emplacement respectif où j'allais terminer la mise en place du gréement. J'ai même hissé le génois sur l'enrouleur. En fin de journée, j'étais vraiment brûlé. Je n'ai pas eu le temps de tout régler. Mais je terminerai vendredi, car jeudi c'est une basse pression qui passe.

Mercredi soir, je suis allé souper avec des amis dans une pizzéria. La pizza et les pâtes sont vraiment exquises. C'est vraiment plaisant de se promener en vélo dans les rues de la ville le soir. Mais j'avais tellement envie de mon lit que je ne suis pas revenu bien tard. L'eau était vraiment très bonne. La serveuse nous en servait tant que l'on vidait nos verres. Même pas besoin de le demander en plus. L'eau c'est la vie! Et dire que c'est rendu qu'on la commercialise...

Jeudi, la tempête! Il y a des vents de plus de 70 noeuds semble-t-il. Loréline semble vouloir partir au vent. Elle tire sur ses câblots. Une chance que le ponton est solide... J'essaie de la calmer un peu. Nous ne pourrons pas vraiment partir avant samedi. Je nettoie et remplis un des réservoirs d'eau douce. En après-midi, dernière grosse épicerie avec Tomi, mon ami navigateur. Je n'étais pas déçu de prendre sa voiture, c'est l'enfer dehors! Les éléments se déchaînent.

Vendredi, je nettoie et remplis mon autre réservoir d'eau douce. Je termine l'ajustement du gréement. Je classe l'intérieur. Je fais les connexions électriques du mât. Dernières vérifications de routine. Et j'essaie de relaxer à travers tout ça. Samedi matin, mon ami Toshi veut me voir partir, je lui ai donc donné rendez-vous vers 7h du matin.
La prochaine fois que j'écrirai sur mon carnet de bord, je serai donc probablement en mer. À bientôt!

Je m'en reviens tranquillement,
Ne faites pas les fous. De mon côté, je fais attention à moi.
On peut voir la soudure finale après réparation, elle a été faite des deux côtés.



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Imprimé le : 24 juin 2017