Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

10 mars 2014

Des surprises!

Des surprises!

J'étais presque parti. Samedi, je gréais ma grand-voile. Quelques jours avant un possible départ. Je remarquais que la réparation effectuée n'était pas aussi grande que je l'avais espéré. Comme nous en avions convenu ensemble lorsqu'il était venu chercher la voile... De ce coup, je commence à mieux l'examiner. Le tissu semblait un peu mince juste à côté d'une couture. J'ai eu tôt fait d'enfoncer mon pouce à travers. Oups... en donnant un coup, le tissu déchira encore plus... Mon coeur a presque arrêté d'un coup! J'ai eu tôt fait d'appeler le monsieur pour lui parler qu'il faudrait que l'on répare un peu plus grand. Il m'a répondu qu'il devait venir me voir en après-midi vers 14h. C'était parfait pour moi. Il est venu avec sa fille qui habite à Tokyo. Elle était dans les parages pour quelques jours seulement. Étant donné qu'elle aime bien naviguer. Elle était intriguée par mon embarcation et quelques histoires en plus! Ensuite, nous sommes allés à l'atelier de réparation de voiles. Une fois la voile ouverte sur le plancher. Je l'inspectais mieux. Horreur... La déchirure que j'avais faite le matin se multipliait au fur et à mesure que j'inspectais le tissu. Je commençais à savoir comment déchirer une voile. J'ai fait un par un les carreaux de tissus. Pas un n'a résisté à la pression de mes mains... Mon coeur passait proche s'arrêter à tous les coups. À la fin, j'étais bouche bée. M. Hanada me dit alors, si tu veux j'en ai une vieille pour toi... Elle devrait être de la bonne grandeur. Je t'en fais cadeau...

Alors, il y a deux possibilités. Soit qu'ils font tout pour que je m'en aille au plus vite, ou bien ils veulent que je les aime assez pour que je ne pense plus partir...

Nous avons inspecté sa voile au complet. Nous lui avons posé un autre point de ris. Elle me servira donc de grand-voile de surplus.

Dimanche matin, je gréais ma vieille grand-voile pour finir le trajet. Il lui reste encore de la vigueur en masse. En après-midi, j'avais de la difficulté à me préparer. Des marins à la marina m'invitaient à manger avec eux. Je les avais vus cueillir des algues sous les pontons. Je me disais... je ne sais pas si les algues sont mangeables dans une marina avec le mazout qui sort de l'échappement des bateaux... je me disais que lorsqu'on est au restaurant, on ne peut pas savoir la provenance de ce que l'on mange. Alors, finalement j'en aurai mangé de ces fameuses algues. Les messieurs m'ont invité à leur table. Une fois assis, je n'avais pas vraiment le choix. Et je me suis dit, il faut bien mourir de quelque chose. Ils cuisinaient le même genre de fondue avec tout ce qu'ils ont à la portée de la main. Il y avait des pâtes à travers des légumes, un peu de viandes et je ne sais pas quoi d'autre. Et ils y plongent les algues fraîchement cueillies. Elles changent de couleur rapidement. Elles tournent du noir au vert. Et puis c'est prêt en 30 secondes... je dois dire que c'est vraiment très bon ce petit mélange. Délicieux! Surtuot les algues... Et je commence à maitriser les baguettes!!

Je devais les quitter rapidement. J'avais du pain sur la planche. Mais un autre petit groupe de marin m'attrapa. Ils voulaient discuter eux aussi. Je suis passé à table... Contre mon gré... J'avais déjà l'estomac à ras bord. Bon, je ne fais pas ça tous les jours je me suis dit. Alors, les préparatifs ont attendu un peu. Mais au bout du compte petit à petit, j'en ai tout de même fait beaucoup.

Mais en fin d'après-midi, il y avait d'autres surprises qui m'attendaient.... Je garde le punch pour la prochaine fois après que les travaux soient faits. Mais, je peux dire que mon gréement en a mangé pour son rhume pour s'en venir ici. Je savais bien. Mais là je commence à comprendre à quel point.

J'avais eu une invitation pour aller à Kyoto lundi. Malgré que je prends du retard avec les découvertes que je fais lors des inspections du gréement. J'ai décidé de prendre le temps parfois. Et la chance de visiter Kyoto, il est possible qu'elle ne revienne plus. Malgré que je suis persuadé que je reviendrai un jour. Il fallait que j'y aille.
Nous avons alors visité deux temples bouddhistes.

Le premier se nomme le temple Kiyomizu. Voici ses portes d'entrée. Et la façon que l'on prie est bien simple. La plupart du temps il y a un endroit pour se laver les mains. Il y a une technique pour ça. Ensuite, il faut appeler le dieu en faisant du bruit, avec l'objet... soit une cloche ou tout autre objet mis à notre disposition exprès pour ça. Pour lui dire... Hé, je suis là! Ensuite, il nous écoute. Et on prit les mains ensemble. Ce temple se trouve au pied d'une montagne. Il y a plein d'arbres plantés par diverses personnes avec un écriteau pour souligner la personne et un poème de la main du planteur bien sûr en japonais.

L'autre temple est un temple plaqué en or. Nous n'avons pas accès au bâtiment en or. Nous le voyons seulement de loin. Cet endroit ressemble plus à un domaine. C'est très beau. Le lac, des canards, des sentiers en petites pierres, des arbres partout, un salon pour le thé....

Ce temple est appelé Rokuon-ji Temple. Le pavillon en or est Kinkaku, ou bien The Golden Pavilion. Il prétend contenir des reliques de Bouddha. Ce site semble avoir été lister comme monument de l'héritage culturel mondial en 1994.

Ah ben, j'ai mon voyage de terre. Je ne croyais jamais m'approcher d'aussi prêt des reliques d'un personnage que je respect beaucoup. Je lisais justement un livre au sujet de Bouddha en m'approchant de l'Asie. Ça parle au diable.



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Imprimé le : 17 octobre 2017