Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

21 février 2014

De l'eau chaude...

De l'eau chaude...

J'avais oublié de mentionner que j'avais réussi à enlever une couche de sel sur ma peau. Il y a des bains publics au Japon. Donc je crois que dans toutes les villes, ils sont disponibles. À Komatsushima, mon ami Toshi m'avait indiqué sur un bout de papier où le trouver. Mais franchement, je ne savais pas à quel genre d'endroit j'avais à faire. Était-ce un hôtel? Une piscine publique... un racoin au fond d'une ruelle... Parce que mon ami Toshi et moi, franchement, il m'aide beaucoup, mais on ne se comprend qu'une fois sur deux... Alors des indications sur un bout de papier, avec un mot en anglais... J'avais beau circuler dans les ruelles, des indications en japonnais, c'est un peu difficile à faire le point et de trouver l'emplacement de quelque chose qu'on n'a pas idée qu'est-ce que ça peut avoir l'air. Finalement, j'avais demandé au livreur de courrier. Ils sont facilement reconnaissables. Ils se promènent en mobylette. J'ai pris une chance, je me suis dit qu'avec un peu de chance, il déchiffrerait les indications et le mot sur le bout de papier. Après plusieurs minutes de réflexion et de baragouinage de mots en japonais. Il dit un mot qui ressemblait à la prononciation inscrite sur le papier, je dis alors yes!! Si!! Il entreprit de me reconduire sur sa mobylette et moi de le suivre sur mon vélo. Ce n'était pas tellement loin, seulement quelques coins de rue. C'était un bain public. Où l'eau est bouillante. Il y a aussi un petit bain d'eau froide juste à côté. Mais auparavant il faut prendre une douche... Ce que je recherchais en premier... J'ai donc eu l'occasion d'essayer l'endroit quelques jours après sa découverte.

Une fois rendu à la marina de Wakayama City, là il y a de l'eau chaude. Et même si l'administration était fermée, j'avais accès à prendre une douche. Quel plaisir! Il y a même des laveuses et sécheuses en place, je n'aurai pas besoin de courir pour en trouver. J'avais tôt fait de découvrir ces accommodations mardi soir en arrivant. Je me suis couché très tôt, il fait froid et les barrières semblent fermées. Je ne crois pas pouvoir sortir de l'enclos cette soirée.

Jeudi matin, il ne semble pas y avoir âme qui vive non plus. Je vais voir le premier véhicule qui semble actif. Il y a un être humain à côté. C'est lui qui me reconduit à l'hôtel pour obtenir de l'information. Il viendra me reconduire au bateau par la suite. J'attendrai à 9h00, mais les bureaux toujours fermés. J'irai voir l'administration de la ville. Vous aurez compris que marina city, c'est plus qu'un yacht club. Il y a des hôtels, un yacht club, des magasins. Somme toute, c'est une petite ville privée. Il y a une administration qui gère tout ça. Le responsable des affaires parle un peu anglais, il m'indique que mardi et mercredi ce sont des journées fériées pour le mois de février. Il me fournit un plan de la ville, imprimé de son ordinateur, pour m'aider à trouver le Starbuck's café de la ville de Wakayama, le seul endroit où je pourrai faire de l'internet. Décidément, les Japonais feront tout pour vous aider. J'enfourcherai mon vélo pour me rendre en ville. Ma première mission de la journée est de me déclarer aux autorités portuaires. C'est comme ça ici, il faut se déclarer dans chaque port que nous allons. Je croyais les appeller à partir du bureau de la marina, mais la seule option qu'il me reste c'est de les appeller avec skype au Starbuck's Café. Environ 30 minutes de vélo à faire. Les villes se ressemblent toutes. Finalement, l'architecture ressemble à celle américaine. Les rues sont remplies d'affiches publicitaires, par contre écrites en japonais, avec certains mots en anglais.

J'ai réussi à trouver des rayons pour ma roue arrière de mon vélo à Komatsushima. Il en manquait 6 environs, la roue commençait à avoir la gueule croche. Le monsieur me les a changés, impossible de se comprendre. Je voulais le faire moi-même, mais il a pris l'initiative. Je l'ai laissé faire. En même temps, il l'a aligné comme il faut. Je ne suis pas encore très bon dans ce domaine. Alors, je préférais qu'il fasse le travail.

En arrivant en ville, je me rendais compte que le café était proche du bâtiment des autorités. J'étais peut-être mieux de me rendre sur place. Quelques coins de rue plus loin, en prenant quelques informations à gauche et à droite. J'étais rendu aux autorités. Premier bureau que je fis, les douanes. Je remplis les mêmes papiers que je remplis à Komatsushima. Malgré qu'ils avaient déjà une copie des papiers que j'avais déjà remplis à l'autre port... Ensuite, la garde côtière. J'ai rempli les mêmes papiers qu'à la douane. Ils voulaient me faire remplir quatre exemplaires. Il faut que j'en ris, sinon ça devient pathétique. Nous ne parlons pas la même langue, nous ne nous comprenons pratiquement pas. Pour se parler, ils téléphonent au bureau du port de Tokushima, l'agent parle mieux l'anglais. Nous nous parlons à l'aide de la traduction de l'agent de l'autre bureau. Il faut ce qu'il faut...

Ils veulent que je leur dise mes déplacements pas à pas. Comme j'ai déjà dit, c'est leur travail que je sois en sécurité. Et un japonais fait son travail à la perfection. Je n'ai plus de problème avec ça, j'ai avalé la pilule. Je leur dis que je leur avais envoyé un message par courriel. Pour moi c'est plus facile que par VHF. Par VHF, il est pratiquement impossible que nous nous comprenions. Malgré tout notre bon vouloir, la différence de langue, notre accent différent, à travers la radio VHF, il nous ait impossible de nous comprendre. Alors, les courriels sont beaucoup plus sûrs. Maintenant que je leur dis, ils comprennent. Ils feront attention à mes envois dorénavant. Mais finalement, ils étaient aux faits de ma venue. Ils ont sorti un dossier, où il y avait une photo de mon voilier à la marina de Wakayama... Et tout ça, sans cachette. Tout ce qu'ils veulent c'est la sécurité des embarcations qui circulent dans les eaux japonaises. Pour moi, je ne suis pas habitué à ça. Mais pour eux, c'est normal de faire attention à moi.

Alors, je suis reparti avec les indications du monsieur des douanes. Il parlait bien anglais. Nous avons beaucoup parlé. Comme je fais toujours avec le monde que je rencontre. Ma vision de la vie, les problèmes environnementaux à l'échelle de la planète, les américains... pourquoi je suis ici... Il m'a indiqué où se trouve l'arrêt de train pour me rendre à Osaka. J'y suis allé. Je pourrai me rendre à Osaka par train, mais je ne pourrai pas amener mon vélo.

Ensuite, je devais me rendre au café pour essayer l'internet. Je m'assis à côté de celui qui semble parler l'anglais... Je commence à savoir faire... J'essaie de me brancher sur internet. Nous parlons ensemble. Je réussis à me brancher à internet. Il ne parle pas vraiment bien l'anglais et la discussion commence à être trop profonde. À l'aide de google traduction sur internet, je vais au fond des choses sur le sujet qui me préoccupe le plus, la place de l'humanité sur la planète.

Vous savez que le Canada est l'un des seuls pays qui n'ont pas voulu signer le protocole de Kyoto?! Avec nos voisins américains qui eux, ne veulent pas vraiment plus le reconnaitre. Nous continuons à exploiter des sables bitumineux afin d'en extraire du pétrole. Cette méthode de production est l'une des plus polluantes. Notre économie repose sur le pétrole... Alors comment allons-nous nous en sortir?! Tout le monde consomme ce produit sans aucune retenue...

Il y a un gros questionnement qui doit être fait ici... ou serions nous mieux de passer à l'action sans tarder...

Vous pouvez voir mon ami Toshi...

Et, il fallait bien que je vienne au Japon pour pouvoir admirer ma première méduse en direct!



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Imprimé le : 20 août 2017