Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

23 octobre 2013

Ces artifices!

Ces artifices!

Regardez-moi ça... Comment faire pour aller au lit lorsque la vie nous offre ce genre de spectacle naturel? Très difficile! Levez les yeux, regardez le ciel, regardez les beautés de la nature, il y a des couleurs extraordinaires à tout moment.

Je me demande bien d'où est-ce qu'on prend le besoin d'avoir, de se créer des feux d'artifice pour se divertir. On oublie le naturel qui est une gracieuseté de la nature au profit de l'artificiel qui n'est pas si bon que ça pour l'humanité. Avons-nous vraiment trop d'énergie et de ressources pour en brûler comme ça par plaisir! Vive l'humanité qui se sent, comment dire... qui se sent au dessus de ses affaires! Il faut aller voir dans les pays en développement ce que le peuple en pense de nos feux d'artifice et de nos glorieux exploits... à quoi ça nous mène... Ce n'est pas des farces, on joue à qui fera le plus gros pétard... Moi je suis capable d'en brûler ben plus que toi de l'énergie pis en ben moins de temps en plus... Youhou!

En tout cas, moi je ne démords pas. Rien ne vaut un tel spectacle. Cette nuit-là, lundi soir, j'avais de la misère à me motiver pour aller me coucher.
Finalement dimanche, nous avons eu au plus 25 noeuds de vent. Le vent a tourné au sud comme prévu avec une petite tendance à l'est.

Je file donc au près bon plein actuellement. La fameuse dépression semble vouloir se stationner en face de nous. Elle ne me facilite pas ma progression. Je risque de faire du sud un peu afin de la contourner. Elle ne me laisse pas le choix. Elle s'est dégonflée et elle se stationne, peut-être par manque d'énergie. Je lui donnerai bien une petite barre tendre pour l'aider.

Je vais attendre quelques jours avant de faire cap vers le nord définitivement.
Lundi, c'était agréable de prendre le café et manger dehors. Je me sentais un peu trop bien. Je suis allé sur le pont hisser plus de toile en espadrille... Il n'a fallu qu'une vague pour saler les pantalons qu'il m'avait fallu une journée à dessaler... En plus des bas et espadrilles... un vrai champion!

Lundi soir, je n'avais pas pris ma leçon. Je suis un des plus lents pour apprendre. Nous voguions toute voile dehors, la nuit prenait le dessus sur le soleil. Le vent était vraiment bon. Je sentais bien les choses, un peu trop bien d'ailleurs. J'ai décidé de laisser toute la toile sortie et d'aller au lit. Je me suis réveillé en catastrophe. Nous étions solidement auprès du vent. Loréline faisait des simagrées. J'ai finalement pris les 3 ris et enroulé adéquatement le génois. Ce qui m'a valu une autre nuit sur le plancher, des vagues de 2-3m. À travers une mer assez agitée tout de même. Je vivais l'autre périphérie de la dépression.

Mais pas la suite, elle s'est dégonflée presque totalement. Le vent allait devenir presque nul pour les prochains jours. Je vais faire selon les circonstances. Mardi soir en allant au lit, le vent nous a lâchés. J'ai dû me lever afin de faire le virement de bord. Cette amure nous mène vers le sur, mais nous aurons un peu plus de vent. La dépression, ce qui en reste, semble aller légèrement au nord.

Alors, j'ai bien dormi mardi soir. Il y a toujours une vague résiduelle de 1-2 m, un vent d'est de 5 noeuds environ. Tout de même confortable pour dormir pendant que Loréline fait une vitesse de 1.5 noeud, cap au sud.

Mercredi, tranquillement le vent reprend un peu de force. Notre vitesse suit la tendance. Et nous attendons quelques jours sur cette amure que la prochaine dépression vienne nous pousser.



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