Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

4 octobre 2013

Ce fameux anticyclone !

Ce fameux anticyclone !

Il nous a amené de superbes vents portant. À partir de mercredi, la mer et les vents commençaient a avoir plus d'allure, ils étaient un peu moins sauvages. On recommence à voir plus distinctement la vague de fond. Une belle grosse houle d'au plus deux mètres, lorsque les vents sont faibles. Elle est toujours d'une longueur incroyable, environ 200 à 300 pieds de longueur. C'est de toute beauté et vraiment plaisant à naviguer. Le voilier semble avoir le poids d'une plume à travers cette mer immense avec sa force infinie.

La journée de mercredi s'est déroulée avec un ciel très gris, quelques coins de ciel bleu, des brins de pluie passagers. C'est tout de même curieux à voir aller. Tout d'un coup le ciel semble s'éclaircir et 15 minutes plus tard les nuages ont recouvert le ciel de nouveau, un peu de pluie. Et comme ça toute la journée. Mercredi après-midi, c'était mon premier café que je prenais à l'extérieur sans avoir peur que la mer me fonde dessus. J'ai même soupé dans le cockpit. Tellement je me sentais à l'aise, je me suis lavé les cheveux. Après deux semaines, quel bonheur!

Le ciel s'est dégagé pour de bon en soirée, à peu près en même temps que le soleil aller se reposer pour la nuit. Une nuit étoilée faisait suite. Wow!! Il me semble que ça faisait longtemps la vue de toutes les étoiles ensemble. Ce genre de nuit où on ne veut pas aller se coucher. Le vent venait du sud. Il n'y en avait presque plus. Je me suis souvenu, j'ai une grand-voile... Je l'ai hissé et on a pris un peu de vitesse.... Loréline est monté à 4.5 noeuds à peu près avec 10 noeuds de vent.

Le vent allait tourner à l'ouest bientôt. Je me suis levé plusieurs fois durant la nuit pour ajuster les voiles, et les mettre en ciseau par la suite.

Au lever du soleil, nous avions un visiteur aux grands yeux sur le pont. En tangonnant la génois, je me disais que un ce n'était pas beaucoup. En revenant dans le cockpit, il y en avait un deuxième qui venait d'être servi... Je suis bien chanceux ces jours-ci. L'océan Indien n'est pas trop malin... Et il me sert des calmars presque tous les jours... Pendant ce temps , on n'avance pas beaucoup, mais le but est de se rendre l'autre bord!
Jeudi matin le vent tournait au nord-ouest. Enlève le tangon, nous étions rendus au grand largue babord amure, ça roule bien! Le gros ciel bleu... Une mer d'un mètre, la vie est belle! J'ai remis le tangon en fin de journée. Il n'annonçait pas de vent de plus de 15 noeuds, mais j'ai tout de même repris 2 ris dans la grand-voile, le vent augmentait. Et pour la nuit, j'ai tout laissé ça comme ça. Comme un vrai débutant, je suis allé me coucher. On roulait vraiment trop bien. J'ai trop fait confiance à la météo. Eh bien oui, durant la nuit, le vent a commencé à augmenter. Par chance, j'avais laissé mon éolienne en charge, son bruit m'avertit lorsque le vent augmente. Le problème avec Loréline, c'est qu'elle ne me le dit pas toujours lorsqu'elle va trop vite. Elle aime ça de temps en temps dépasser les limites permises par sa coque. Mais l'éolienne ne trompe pas, mon oreille est habituée. Et là, j'ai dû me suis levé rapidement, j'ai vu dehors ce qui se passait. J'ai à peine eu le temps d'enfiler une salopette, nus pieds, je suis sorti sur le pont. Affaler la grand-voile en vitesse, enlever le tangon rapidement et enrouler le génois. La mer n'allait pas me laisser faire ça sans m'éclabousser un peu quand même.

Vendredi matin je me suis levé avec encore 4 calmars sur le pont. Je n'ai jamais mangé autant de calmars de toute ma vie que cette semaine. Jeudi, il y en avait 2, mercredi... la fin de semaien passée... J'ai hâte à demain matin!

Les oiseaux... Depuis mon départ, il y a toujours sensiblement les mêmes qui nous suivent. Deux noirs parfois trois de taille moyenne, quelques albatros... Ceux-là sont réguliers. Parfois des hirondelles viennent nous voir aussi. Mais jeudi, il y avait un millier d'oiseaux qui nous tournait autour. Je soupçonne une école primaire de Madagascar d'avoir fait une sortie pédagogique. Il y en avait une vingtaine mercredi, ils sont venus voir. Et jeudi, ils ont invité leurs amis. Ils sont un peu plus gros qu'une hirondelle, les ailes grises avec une ligne noire, le ventre blanc. Ils ont passé la journée comme des vautours. On aurait dit que j'étais la ruche d'abeille. Le soir, ils étaient partis. Ni vu ni connu, je ne les ai pas vu partir...

C'est un peu difficile à prendre en photo des oiseaux en plein vol. Il y en a peut-être un centaine sur la photo, mais faites le tour de l'horizon comme ça... Il y en avait partout... C'était en même temps étourdissant, mais de toute beauté à voir voler. Il y en avait un qui essayait d'atterrir sur Loréline, trop comique.



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