Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

28 août 2013

On apprend!

On apprend!

Je vécris, présentement, je suis assis dans le train en direction de Cape Town.  Il est 9h heure local.  Aujourd'hui, c'est la tempête dehors qui sévie.  Je me suis réveillé vers 2h du matin et j'étais prêt à partir vers 4h.  J'étais sur le pont de Loréline et je m'apprêtais à mettre mon annexe à l'eau.  Le vent soufflait tellement fort et la vague tellement grosse...  que je peinais à me déplacer sur le pont.  Il était impossible que je puisse mettre l'annexe à l'eau sans risquer de la renverser.  Alors, j'attendais patiemment que le vent s'essouffle.  Et lorsqu'il s'essoufflait un peu...  Je hissais légèrement l'annexe, mais il reprenait de plus belle!  Et plus violent!  L'embarcation gonflable se cognait sur le dodger rigide.  Je devais utiliser une autre technique, ou simplement attendre que le vent se calme pour de bon.  Je me demandais si je pourrai sortir de Loréline de la journée, combien de temps le vent soufflera-t-il avec cette violence?  De toute façon, je n'ai plus envie de prendre la chance de renverser l'annexe dans l'eau,  alors je n'ai pas d'autre choix, j'attendrai.  Je me suis donc recouché.  J'ai laissé mon éolienne en charge, de cette façon, si le vent tombe je ne l'entendrai plus.  C'est un très bon indicateur de l'état du vent.  Elle fait du bruit mais au moins, il sert à quelque chose.  Parfois par contre, ce peut être un facteur de stress incroyable.  Surtout lorsqu'on a l'impression qu'elle va s'envoler.  Elle aussi m'a appris à lui faire attention.  Mon arrêt d'une semaine aux Canaries, je ne l'ai pas fait pour rien.  Lorsqu'un manufacturier dit quelque chose, même si c'est garanti, il faut savoir redoubler de prudence.  Sinon, c'est nous qui nous mettons dans le pétrin.

J'ai finalement réussi à sortir de Loréline.  Vers 6h du matin, le vent s'était calmé.  Je me suis réveillé du même coup.  Il me semble ne pas avoir perdu mon contact sensoriel avec l'embarcation.  Voilà une bonne chose.  J'ai donc eu le temps de bien mangé.  Et mettre mon annexe à l'eau sans péripétie.  Le temps de faire un peu d'internet à la marina.  Ensuite, j'enfilé mon vélo pour me rendre à la première station de train.  Le vent ne s'était pas calmé vraiment...  J'étais dans le sens inverse.  J'ai rapidement décidé de prendre le train.  J'aurai en masse de vélo à faire au centre-ville pour trouver les petites choses qu'il me faut.  Et si à la fin de la journée, je suis encore en manque d'exercice.  Je reviendrai en pédalant.

Dimanche et lundi fut des journées un peu spécial.  J'avais entrepris de limer le tuyau qui allait faire mon axe qui tient les bas-haubans.  Mais j'étais découragé, c'était vraiment trop long.  Une soirée n'avait pas suffi.  Alors, je suis allé me procurer une mèche 12mm.  Avec mon moine à batterie, franchement, j'étais un peu optimiste.  Mais après une heure d'essai, j'ai réalisé qu'il y a toujours bien des limites.  Je devais attendre le lendemain pour que le soudeur ouvre ses portes, je crois qu'il a ce qu'il faut.  J'ai tout de même eu le temps d'étanchéifié ma mèche de safran.  Je me suis rendu compte que l'eau rentre par en haut. Un simple petit anneau en téflon avec joint de sikaflex devraient faire l'affaire.   J'ai aussi fait le travail au tuyau de ma pompe de cale.

Lundi matin, levé encore vers 4h du matin.  J'ai eu le temps de faire un peu d'électricité.  Il y a toujours des connections à refaire, d'autres que je n'avais jamais fait convenablement.  Et ma fameuse lumière de table à carte, j'ai trouvé son problème.  Avec de la patience, je crois qu'on peut arriver à tout faire.  Il faut tout de même un peu d'expérience de travaux manuels pour commencer.  Et j'avoue que quelques vieux de la vieille qui donne quelques trucs sont nécessaires aussi.  Malgré qu'ils peuvent être jeunes parfois.  L'âge n'a pas vraiment d'importance en fait. 

Ensuite, je devais rejoindre le soudeur pour utiliser son outillage.  Maintenant, je vois tout de suite la différence entre celui qui entretient son équipement et celui qui n'y fait pas attention... J'ai percé pendant quelques heures.   Mais au moins j'ai tout de même réussi à percer mon trou de la bonne dimension.  Peut-être pas exactement au millième près par contre.

En parlant de vieux de la vieille.  J'ai fait une super rencontre samedi.   Je l'avais déjà rencontré.  Mais cette fois-ci, c'était différent.  J'ai fini par comprendre que c'était un pêcheur en haute-mer commercial.  Je parle ici, d'un vrai professionnel.  Il a fait ça une bonne partie de sa vie.  Il a commencé à m'expliquer ses  techniques de pêche...  Parce que c'est tout un monde la pêche en haute-mer.

Il est venu me voir lundi après-midi pour me livrer du matériel de pêche et me donner un petit cours rapide sur la méthode de monter une ligne avec un amortisseur...  du montage professionnel...  Il m'a laissé un exemplaire, et du matériel pour que je me pratique à en monter une autre.  Et ce qui est le plus  comique dans tout ça, la fameuse méthode que j'utilisais était bonne.  Mais avec les informations d'un professionnel en plus, je comprends de mieux en mieux les méthodes de pêches et le concept du poisson.  Je crois qu'il faut comprendre la vision du poisson pour savoir pêcher finalement...

En fait, pour bien comprendre quoi que ces soit, de plus en plus je crois qu'il faut être capable de se mettre à la place de l'autre.  Il ne s'agit pas de le dire... pas évident parfois...

Une rue résidentielle de Fish Hoek

Alors je vous montre quelques photos de la ville de Fish Hoek.  En fait, ce sont plutôt un paquet de petits villages qui sont regroupés sous la municipalité de la grande ville de Cape Town.  Fish Hoek c'est l'un d'entre eux.

 



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Imprimé le : 25 juin 2017