Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

1 avril 2013

Sensation...

Sensation...

Je serais probablement allé prendre une bière avec un ami...  Mais ce soir-là, il valait mieux que je me couche tôt.  J'avais une grosse journée  à faire le lendemain.  Et, peu importe le soir que nous étions...  j'avais simplement le goût de pousser ses des pédales pour avancer un peu!  Peut-être était-ce pour essayer la réparation que je venais d'effectuer...  Allez savoir!  C'eut été lundi j'aurais aussi bien enfourché ma monture.  Mais c'était vendredi!  Et puis quoi, qui a dit que j'étais comme tous les autres qui sortent systématiquement prendre un coup  lorsque la fin de de semaine se pointe le nez?! 

Pour ma part, les copains c'était hier...  Et ce soir, vendredi, je vais faire du vélo.  Je ne sais même pas où ai-je le goût de me rendre...  Il s'agit d'avancer un peu et l'idée viendra d'elle-même...  Après quelques coins de rues, wow, le fleuve!  L'eau me manque, allons jeter un œil au vieux port.  C'est merveilleux de pousser sur ces pédales.  Mon vieux vélo des années 90, un quatorze vitesses, roule tellement mieux que mon vélo d'hiver.  Ce dernier avait passé plus d'un hiver sous la neige et m'avait été donné ensuite.  Je me suis rendu compte qu'il aurait fallu que je change tous les roulements à billes...  juste avant que je sois capable de sortir mon petit vélo de vitesse!  Quelle joie, cette facilité d'avancer!

La nuit était tombée.  Je roulais vers ma destination tranquillement.  L'air était chaud.  Exactement comme si le printemps se pointait.  Je croyais l'entrevoir à travers l'ombrage des édifices.  Mais une fois rendue près de l'eau, c'était bien lui, ce changement de saison.  Le fleuve avait balayé sa glace, son eau était maintenant libre de monter et descendre au gré des marées.  La brise d'ouest était d'une chaleur qui me confirmait sans le moindre doute, le moment était venu.  J'avais réussi à passer mon hiver chez moi dans la neige, comme je l'avais déjà souhaité. 

Ce vent me rappelait les sensations de mes navigations.  Avec ces quelques navires circulant lentement sur cette eau qui remontait cette rivière.  Quelle force incroyable peut avoir une marée...  cette eau...  Cette solitude toujours mouvante à travers les éléments remplis de douceur qui apaise l'esprit.  J'ai toujours eu confiance à l'avenir, cette solitude me quittera, comme toutes les autres l'ont fait.

Je devais repartir rapidement avant que la transpiration n'est raison de mon inaction physique.  Plus de quatre semaines avant ce deuxième départ...  L'année dernière, c'était tout de même la 3e fois que je quttais Québec par cette porte naturel!

Laissez-moi vous raconter une petite anecdote, lors d'une conférence la semaine dernière.  J'ai réalisé combien les jeunes sont vraiment allumés sur plusieurs sujets.  Un commentaire a fusé de la classe lorsque l'un d'entre eux a compris que je passais plusieurs jours en mer sans la présence d'un autre humain.  Il a dit comme ça, tu as passé deux mois sans faire l'amour à personne...  Avec un petit sourire, je lui ai répliqué...  Non pas deux, mais 6 mois...  Je n'ai touché à personne, à aucun endroit où je suis allé...

Avec du recul, j'aurais bien dû développer sur le sujet.  Qu'est-ce que l'amour?  Et qu'est-ce qu'on en a fait aujourd'hui?!



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Imprimé le : 17 octobre 2017