Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

14 décembre 2012

Il n'y a pas de miracle à faire...

Il n'y a pas de miracle à faire...

Le retour s'est bien déroulé avec quelques petits retards bien sûr.  J'ai pris le train pour me rendre à l'aéroport.  L'avion pour me rendre à Montréal et le train pour revenir à Québec.  C'est incroyable de remarquer l'efficacité de ces modes de déplacement...  Leur confort, leur stabilité ainsi que le service offert à bord...  C'est déconcertant...  Moi qui suis habitué de monter et descendre la mer pendant des jours et des jours afin de me rendre sur l'autre continent...  Cuisiner dans des conditions plus ou moins précaires parfois...  Essuyer de temps à autre une vague qui a réussi à se faufiler à l'intérieur par un hublot laissé entre ouvert...

Il faut avouer que le confort du transport en commun est très attirant et même difficile à ne pas succomber, surtout lorsqu'on a plus le choix vraiment.  Mais j'ai toujours la même question à l'esprit, si nous émettons trop de CO2, qu'allons-nous devoir faire... 

Alors en arrivant, je suis allé directement à l'hôpital en autobus.  Je  n'ai pas de vélo de disponible pour l'instant alors il faut bien que je me déplace.  J'ai bien aimé l'expérience de l'autobus, ça faisait des années que je n'avais pas essayé. 

L'attente pour le tri de la gravité de mon cas n'a pris que 15 minutes.  Il est bien évident que je me retrouvais à la fin de la liste.  Mais malgré tout, je n'ai pas attendu plus que 1h30 par la suite.  J'ai donc rencontré le médecin de garde.  Le diagnostic était assez évident.  Tendon sectionné au doigt bien sûr.  Remplissage rapide d'une feuille.  Il m'a dit alors rapidement que je devais téléphoner le lendemain pour obtenir un rendez-vous avec un chirurgien.  Alors jeudi matin, j'ai appelé au centre de prise de rendez-vous.  Après quelques petites complications administratives bien sûr, j'ai eu mon rendez-vous pour mardi prochain avec un chirurgien pour l'évaluation du besoin.  Et la réceptionniste m'a dit qu'en général l'opération pouvait avoir lieu le lendemain ou le surlendemain.  Je trouve ça rapide, mais tant mieux si c'est le cas...

Comme si ce n'était pas assez d'avoir deux amis marins qui ont eu des accidents exactement au même doigt...  Au petit doigt de la main gauche.  L'infirmière préposée au tri le soir où je suis passé a eu la même opération que celle dont j'ai besoin.  Elle a eu le même tendon du même doigt de la même main sectionné...  J'ai donc pu avoir de la belle information.  Il n'y a pas de miracle à faire.  Elle s'est fait opérer deux fois.  La première fut une semaine après son accident.  Mais l'opération ne s'est pas avérée efficace, elle a dû se faire opérer 6 mois par la suite.  Mais le deuxième essai n'a pas obtenu un meilleur résultat.  Alors depuis ce temps, son doigt a toujours perdu sa fonction de repli.  C'est une des pires places pour se faire couper un tendon.  Il est trop petit pour qu'il soit facile à opérer.  Et une fois opérer, la réparation est tellement fragile, qu'il y a trois mois de convalescence.  Et au moindre effort, le tendon peut se redéchirer.

De toute façon, j'aurai l'occasion d'avoir une discussion avec le chirurgien en face à face, et ce en français...  Quelle chance!  À bien y réfléchir, je finis par comprendre mieux ce qui s'est passé au Brésil...  Nous ne pouvions pas bien nous comprendre.  Je crois que le chirurgien essayait simplement de me dire que j'étais mieux chez moi pour l'opération...  J'essaie de m'imaginer trois mois à ne rien faire dans un endroit qui ne m'est pas si familier que ça, à la grosse chaleur, avec un doigt dans un état pitoyable...

J'espère juste que je pourrai tout de même me déplacer en vélo.  C'est vital pour moi.  Je suis allé en voir un hier soir, vraiment pas cher.  Je me laissais une journée de réflexion et je retourne ce soir, s'il est encore là, je saute dessus!  Je continue à me remettre en forme.  Et j'espère que la discussion avec le chirurgien mardi prochain sera concluante.  Si je me fais opérer, je comprends que je devrai rester tranquille, mais je devrai aussi trouver le moyen d'être en forme dans trois mois... 

J'avoue que le ciel vu d'en haut est vraiment extraordinaire, mais la mer, le contact direct avec les éléments...  prendre le temps de vraiment sentir les choses, le vent sur la peau...  La technique, oui?!  Mais avec un certain équilibre...  La question est vraiment difficile à répondre...  Mais, je suis vraiment accroc au vélo et à la navigation hauturière...

N'oubliez pas, si vous voulez que l'on se rencontre. Lundi prochain au restaurant Mo sur le boul. Charest un 5à7 d'organiser avant le Monday Night football!  À bientôt!



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