Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

5 août 2012

Ce n'est pas tout de le dire, faut le faire aussi!

Ce n'est pas tout de le dire, faut le faire aussi!

Ce n'est pas tout de le dire, faut le faire aussi!

Parfois, assez souvent d'ailleurs, on lance une idée en l'air, et on croit la chose facile à faire...

Et bien, détrompez-vous!  C'est si facile de traverser l'océan...  faire de la route sur son vélo... et planter des arbres...  Mais c'est toujours plus compliqué que ça en a l'air.  Je vais planter plein d'arbres je me disais...  Hi! Hi!  Je me trouve bien drôle!

La traversée, excellente!  La route pour aller planter des arbres, parfaite! Une fois arrivé, il fallait que je me relève les manches une fois de plus!  Question d'apprendre toujours plus sur la vie...  Les arbres étaient sur place, trop facile!  Mais j'ai goûté un peu à ce que nos ancêtres colons ont fait pour venir s'installer en Amérique.  Le débroussaillage d'un terrain laisser en friche, ce n'est pas la colonie de vacances.  Avoir eu une faux, ça aurait été bien, mais j'avais une faucille.  Alors les bras dans les orties, ça fait toujours du bien se souvenir du travail manuel.  Je n'aurais pas dû me relever les manches autant...  Mais j'aime vraiment me mettre les mains au travail.  Alors, j'ai sorti le pic, la pelle, le râteau, le ciseau à haie.  En fait, tout ce qui était disponible.  J'ai réussi à ne pas utiliser de carburant, même en plantant des arbres...  Et j'ai eu l'aide de Louise à la fin.  La petite de la sœur de mon amie chez qui je plantais mes arbres.  Elle a sept ans.  Elle est vraiment très intelligente et connaît beaucoup de chose à propos de l'environnement.  J'ai continué à lui apprendre quelques notions durant que l'on finalisait la plantation.  Avec quelques ampoules en prime, nous avons planté une dizaine d'arbres!  Quelques aulnes et des saules ont été dispersés sur ce petit lopin de terre.  Ma mission en France était ainsi accomplie.  Merci à Janick de m'avoir si bien reçue et m'avoir prêté son terrain.  Ce fut une superbe expérience.  Merci à Louise pour le coup de main!

Il fallait bien que je revienne chez moi sur mon voilier.  J'ai donc sauté sur mon vélo lentement mais sûrement.  J'avais 26 km à faire pour rejoindre Morlaix par les petites routes de campagne.  Je suis parti un peu tard afin de pouvoir déjeuner avec la famille.  Une fois rendu, j'avais le choix de continuer en vélo et faire environ 70km de plus.  Je commence à savoir qu'une fois parti, je n'ai plus envie d'arrêter.  Mais j'avais l'autre option de prendre le train si quoi que ce soit arrivait.  J'étais quand même assez fatigué de ma fin de semaine.  Mais la vie a bientôt fait de prendre la décision à ma place.  Après quelques km, le câble de transmission au dérailleur arrière a cassé.  Je n'avais pas apporté mes pièces de rechange.  Et de plus, à peu près rien n'est ouvert le dimanche par ici.  J'ai donc pédalé avec mes plateaux avant jusqu'à Morlaix, sur le petit plateau en arrière. Les côtes étaient assez pénibles à monter, le vélo chargé comme un mulet et mon sac à dos en prime.  Après une vingtaine de kilomètres, il était hors de question que je termine le voyage de cette façon.  J'ai dû utiliser les transports publics.  Le train est très bien organisé en France et dessert tout le territoire.  J'y ai fait une superbe rencontre.  Une famille avec deux enfants qui voyageait en vélo.  Question de faire rêver un peu et de croire que c'est possible aussi...

Je ne peux pas tout vous décrire ce que j'ai vécu ici en Bretagne durant mon bref séjour.  Mais je peux vous résumer le tout en quelques lignes.  Je n'ai pas eu le temps de visiter beaucoup, de toute façon ce n'était pas le but de l'opération.  Mais j'ai fait de superbes rencontres.  Les Bretons sont vraiment sympathiques.  À toutes les places que j'ai été, les gens étaient intéressés et ouverts.  Sauf à un endroit, mais lui, je n'en parle même pas, je devais être dans une mauvaise journée.  Et les paysages sont à couper le souffle.

Alors merci beaucoup aux autorités françaises, à la caissière de l'épicerie que j'ai vue à peu près 10 fois durant mon séjour, aux fournisseurs de matériel marin qui ont vraiment réussi à bien me servir, aux marins bretons qui m'ont appris encore plein de choses, et à tous ceux que j'ai rencontrés qui m'ont aidé ou bien avec qui j'ai eu de bonnes discutions...

Je serai obligé de revenir dans le coin...

Et je suis de plus en plus convaincu que c'est bien facile de parler...

Mais un jour il faudra le faire pour vrai... 

Il reste du pain sur la planche, je dois aller au Sénégal!!  J'ai vraiment hâte de revoir mes chums sénégalais... malgré que je n'aie pas beaucoup de temps...

Si tout va bien, selon la météo, je devrais partir mercredi pour ces 2 000 miles nautiques à parcourir avec un vent d'est qui nous poussera vers la sortie de la rade de Brest!!



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