Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

29 juillet 2012

Une superbe arrivée à Brest en douceur

Une superbe arrivée à Brest en douceur

Une superbe arrivée à Brest en douceur.  En fait, j'étais beaucoup trop excité par cette arrivée, que j'en n'ai pas dormit de la nuit du 27 au 28.  La veille j'avais peur d'arriver trop tôt pour la marée montante, et bien je n'ai pas eu besoin de ralentir la cadence.  Le vent s'est considérablement essoufflé au cours de la nuit.  Au matin, je n'ai eu d'autre choix que de tout envoyer.  Par chance, le vent de l'ouest prévu ne s'est pas présenté.  J'avais plutôt le vent au près, ce qui crée un vent apparent plus fort, ça avance mieux lorsque le vent est quasi inexistant.  Alors nous avons bien filé tout doucement dans le goulot de Brest.  Nous avons croisé seulement un cargo.  La mer était identique au vent, presque nul.

Le paysage a coupé le souffle. Comme je vous disais, il y a beaucoup d'histoire sur les bords de mer.  Comme des bunkers érigés par les Allemands lors de la Deuxième Guerre mondiale.  C'est vraiment impressionnant de les voir à travers ces crans de roche!  J'avais amplement le temps de savourer cette arrivée.  Elle me rappelait une des raisons pour laquelle je partais de cette façon.  Pour découvrir des paysages que je ne croyais même pas possibles. 

J'ai donc navigué à une vitesse complètement ridicule de 3 noeuds jusqu'au fond de la rade à voile.  Mais ce sont les meilleurs moments.  Et je me suis payé le luxe de passer les bouées d'entrée de la marina à voile.  Donc mon moteur n'a pas tourné plus que 30 minutes depuis le départ des Îles-de-la-Madeleine.  Je suis vraiment content de ma performance.  Même si le trajet a duré plus que je croyais, 28 jours.  Je pensais plutôt rester 21 jours en mer.  Mes prévisions étaient un peu optimistes, mais bon!  Il ne faut pas croire que la navigation se passe toujours comme on le désire ou plutôt, il arrive toujours des imprévisibles.  Et là, à cette latitude, j'étais persuadé que le vent n'arrêterait pas.  Mais non, j'ai eu des journées où je n'avançais à peu près pas.  J'ai sûrement acquis un peu de patience dans cette traversée.  Je dois avouer que les journées où l'on n'avance pas sont démotivantes.  Mais la navigation reste pour moi un plaisir d'avancer à l'aide des éléments.  Et que blague à part, je n'ai pas subi la tentation du diable.  Et je me suis bien rendu à destination sans casse.  Je ne suis pas à faire une course, le but est autre.

Donc, je devrais planter quelques arbres au moins sur le terrain d'une amie.  Ensuite, je regarderai aussi pour autre chose.  Pour le moment je vais dormir un peu, j'en ai quand même besoin!  Et je vous redonne des nouvelles bientôt!



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