Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

25 juillet 2012

Nous arrivons à terre

Nous arrivons à terre

Normalement, vous ne m'entendrez jamais chialer à propos de ce qu'il fait à l'extérieur.  Que le soleil resplendisse, qu'il fasse noir de nuages de tempête, à moins 20 degré, à la pluie battante, la nuit, l'hiver comme l'été, et encore plus s'il y a une tempête de neige ou qu'il tombe des clous, vous me verrez passer dans les rues de Québec sur mon vélo.  Bien habiller et à toute épreuve j'affronte tous les éléments à tous moments simplement pour me dépenser physiquement.  J'adore!!  Mais aujourd'hui, je vous avoue franchement que le soleil... je le préfère lorsqu'il n'y a pas de nuage devant lui! 

J'ai l'impression folle que ça fait des semaines que je navigue à travers un nuage de brouillard des plus denses.  Ou alors il me suit partout, c'était peut-être afin de tester mes nerfs à long terme.  Sera-t-il capable d'endurer plus d'un mois sans voir la lumière du jour...?!  Bon d'accord!  Maintenant si le soleil pouvait rester un peu.  Je me demande bien comment les Inuits font en plein hiver, presque sans soleil...  

Et croyez-moi! Ou croyez-moi pas!  Mon oiseau me suit encore!!  C'est un albatros finalement.  Il est un peu gêné par la caméra.  Lorsque je le vois, je rentre à l'intérieur chercher la caméra.  Une fois dehors avec l'arme de prédilection.  Oups!  Il est parti.

Hier la journée n'a pas été très productive, 47 miles nautiques.  Aujourd'hui, le vent change de direction tranquillement.  Il a passé de l'est-sud-est au nord-est.  Donc la route ainsi obtenue au près du vent est d'environ 100 degrés.  Normalement pour rentrer à Brest, il faudrait un cap de 77 degrés.  Dans ces cas-là, la route est plus longue.  Je suis un peu habitué depuis quelques jours.  C'est la norme.  Le vent devrait tourner au nord probablement demain.  Donc le cap sera plus convenable et nous devrions être travers au vent.  C'est l'allure la plus rapide pour Loréline.  Pour le moment, on fait maximum 4,5 noeuds sur l'eau.  Pour Loréline au près du vent, c'est un record!  Depuis peu, la mer commence à se former en provenance du nord-est.  Ce matin elle venait de l'ouest.  Il reste seulement 300 miles pour atteindre l'embouchure de la baie de Brest.  Nous devrions être bons pour jeter l'ancre samedi, si les marées adonnent bien!  Il y a des marées près des côtes?  Ah bon! 

Nous arrivons à terre, c'est un peu particulier de penser à ça.  Depuis que l'homme a commencé à vouloir explorer et découvrir d'autres lieux, d'autres terres, ce fut par la mer.  Plusieurs villes, la plupart, je crois, sont en bordure de mer!  Curieux n'est-ce pas?  On devine facilement la raison.  Le fait d'arriver par la mer dans un lieu inconnu de notre part, nous suggère complètement une autre perspective de ce lieu.  Son histoire, ses infrastructures maritimes, son emplacement géographique...  je vous le souhaite vraiment de faire ce genre de découverte un jour.  Et de plus, il n'y a pas de décalage horaire!  Depuis que je suis parti, je me lève toujours à la même heure, entre autres au lever du soleil!  Alors, allons voir ces Bretons, nos cousins!



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