Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

20 juillet 2012

Plus que 900 miles à faire!

Plus que 900 miles à faire!

Quelques heures après que je vous ai envoyé mon dernier écrit, le vent commençait à souffler.  Au début, il m'emmenait trop vers le nord.  Qu'à cela ne tienne, je préfère du vent, peu importe où il m'amène, que de subir la pétole.  Pas besoin d'un doctorat pour comprendre que l'inactivité amène à l'inactivité.  En d'autres termes, moins nous sommes actifs, moins l'envie d'être actif nous effleure l'esprit.  Il y a longtemps que je ne tiens pas en place et dès qu'il ne se passe pas grand-chose, je sens mon corps devenir comateux.  Ça nous rend dépendants cette activité.  Plus le cerveau reçoit de l'oxygène, plus il en veut!

Revenons à ce que je racontais.  En ce début de matinée, le vent semblait vouloir s'établir.  Au fur à mesure qu'il prenait l'allure de la journée, sa direction adonnait parfaitement au cap souhaité.  Un vent de 15 nœuds du SSE, me donnant un cap bon plein sans amener de toile (prendre un ris).  Loréline filait avec une gîte qui ne serait pas confortable pour la norme des terriens, mais qui pour moi m'allait parfaitement.  Elle atteignait sa vitesse de coque sans souffrir, environ 6,0 nœuds et sur le fond parfois elle atteignait 7,0 nœuds.  La mer relativement tranquille, des creux d'au plus 1 mètre.  J'ai donc eu le temps de faire un peu de ménage et d'écrire un peu.  Bien sûr, j'enfourcher un peu mon vélo, mais la gîte le rend inconfortable.  Au prochain puis de ravitaillement, il me manque des matériaux et si je pouvais fixer un alternateur...  Les idées me viennent par la tête, mais vais-je avoir le temps de tout trouver ce qu'il me faut.  Tout ça pour dire que le vent s'est bien établi pour la journée du moins, en espérant qu'il me pousse un petit bout, mais faut pas être trop exigeant.

Je vous laisse sur un extrait que j'ai écrit entre ma communication sur le réseau et mon incantation aux dieux Neptune et Éole afin qu'ils soient cléments envers mon âme!

Il ne faut surtout pas oublier les raisons premières qui nous poussent à faire les choses... Au départ de ce voyage, j'avais peut-être perdu les vraies raisons qui me poussent à faire de telles choses, maintenant je crois les avoir retrouvés quelque part...  Comme au fond de vieilles poches qui n'avaient pas été utilisées depuis longtemps.

Pour ma part, je ne crois pas possible un meilleur contact avec les éléments dans le monde actuel dans lequel nous vivons, quand simple navigation hauturière..  Je reprends contact tranquillement, il ne me restera qu'à sortir mon vieux sextant du fond de sa boîte.  Mais auparavant, il me reste quelques travaux à faire avant et peut-être encore un peu d'adaptation... Mais ça viendra!

Plus que 900 miles à faire!  Tonnerre de Brest, me voici, me voilà!



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