Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales

Carnet de Bord

26 juin 2012

Départ de Francis

Départ de Francis

Ce matin Francis est parti prendre le traversier des îles.  Son voyage se termine ici.  Il serait bien resté, mais ses obligations l'obligent.  Le problème aux îles, c'est qu'on n'a plus envie de partir! 

Qu'est-ce qui arrive avec moi? Je me suis fait dire : T'as pas l'air d'avoir hâte de partir...?!

Depuis le temps, je préfère prendre le temps d'être fin prêt.  Descendre le fleuve est une chose, prendre la mer en est une autre.  Je savais que j'allais avoir des ajustements à faire avant de me lancer dans mon périple autour du monde.  Après quelques jours de navigation, les modifications me sauteraient aux yeux.  Je prévoyais arrêter une semaine  ici, afin de me reposer et finaliser les derniers préparatifs.

Pour être franc, le départ de Québec a été épuisant. Je dormais peu. Et j'avais déjà un manque de sommeil accumulé du dernier mois. J'aurais pu retarder de quelques jours, voir une semaine. Mais à mon avis, ça prend une date butoir dans ce genre de projet,  sinon on ne part jamais.

L'arrivée aux îles n'a pas été facile non plus. Il y avait quatre soirées de fête en ligne de prévues. En arrivant, je ne pensais pas à la St-Jean...  Et tout le reste...  J'ai réussi à me tenir tranquille les deux dernières soirées.  Ce matin, je suis en forme.  J'ai fait du vélo un peu ces derniers jours et je dois retourner à Cap-aux-Meules aujourd'hui.

Tous les jours, j'avance vers le vrai départ. Entre autres, mes lumières étaient en train de me faire défaut en descendant le fleuve. Sur la photo, c'est ma lumière de poupe.  Posée neuve en 2008, complètement corrodée aujourd'hui. Faut que je la change. Mais j'ai passé quelques heures à essayer de la remettre en marche. J'ai réussi! Le ressort était complètement grugé par le sel. J'en ai refait un de mes mains.  Ça prend de la patience. Au magasin, ça coûte 20 piasses. Mais je me dis toujours qu'un jour l'être humain va réaliser qu'il faut réparer et entretenir nos objets. La matière n'est pas infinie. Et plus on extrait, plus on brise l'environnement. 

On vit dans un monde de consommation, de faciliter. Acheter et jeter après usage. On consomme même l'être humain...  Pourquoi pensez vous que je fais du solo...  Parce que je suis complètement écoeuré de ça. Mais ça, c'est une autre histoire, je vous en reparlerai sûrement un jour. Je rêve toujours qu'il y en est une, consciente dans quoi elle s'embarque me dise let's go, on est parti! On verra... 

Alors, les quelques heures que j'ai passé à réparer ma lumière. Je n'ai pas été payé cher de l'heure. Mais pour moi c'était payant. En mer, il n'y a plus de dépanneur. Faut que je sois le plus bricoleur possible. Ce n'est probablement pas une lumière qui me sauvera la vie, mais plus je connais des choses, plus je deviens capable d'analyser différentes choses.

Si on s'occupait comme il faut de notre couple, prendre soin de l'autre, notre partenaire de vie, peut-être qu'il y aurait moins de divorces. Les gens abuseraient moins des gens... Qui suis-je pour prétendre des choses...  Je n'ai jamais réussi à, être le bon...  je ne sais plus...  je crois qu'il faut que j'aille réfléchir à tout ça...

Je divague, excusez-moi.  Je prévois prendre la mer dimanche le 1er juillet!!  En passant, je risque de planter un arbre aux îles! Une résidente m'a suggérée l'idée, elle a un arbre et un emplacement!  On verra!

À bientôt,



« Retour

Sylvain Fortier - Les projets Équiglobales
2591, boulevard du Versant Nord
Québec, Québec, Canada
G1V 1A3
Téléphone : 418 928-8378
Courriel :

Imprimé le : 18 août 2017